Publié le 4 Novembre 2021

Suite à plusieurs publication sur les réseaux, d'acteur de la fête Bisontine ! Et à l'article de france 3 BFC lien en bas de l'article.

ATTENTION ‼️ Le ghb/gbl a bon dos... Et mauvaise réputation, mais malheureusement, c'est loin d’être la seule molécule utilisée pour une sédation chimique.

 
Le #ghb/ #gbl est avant tout utilisé pas des fêtard.e.s dans un but récréatif.
 
ATTENTION ‼️ les paniques morales et journalistiques sont fréquentes autour de ce sujet. Ces faits sont graves et punis par la loi, mais loin d’être fréquents. Bien que difficilement quantifiables...
 
Nous rappelons que le GBL a un goût extrêmement amer, il est donc souvent détectable dans les boissons. C'est son mélange avec l'alcool, qui le rend extrêmement dangereux : plus généralement le mélange de deux dépresseurs est fortement déconseillé.
 
L'#alcool est de très loin la molécule la plus impliquée dans des faits d’#agression à caractère sexuel ...
 
Quelques "conseils" :
- Ne viole pas
- Ne soumet personne chimiquement (notamment)
- Entoure toi de personne de confiance
- Dis ce que tu consommes à tes potes.
- Prévois un retour SAFE. (taxi, accompagné)
 
À tout le monde d’être vigilant.e, prévenez un responsable (sécu, barman etc ..) si vous voyez quelque chose de pas normal ou d’inhabituel.
 
Si vous pensez être victime d'une drogue à votre insu, appelé directement le 15.
 
‼️: Le #consentement doit être éclairée, libre de toute pression, manipulation ou contrainte ! La consommation de drogues (alcool compris) peut nuire à la prise de décision.
Partagé ! Merci au acteur de la fête Bisontine d’être aussi vigilante ! La Rodia Le Pixel Besançon, @lantonnoirbesak , Et tout les autres ..
 

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Rédigé par Collectif Bisontin ELR

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Publié le 20 Octobre 2021

Des associations de santé refusent de dénoncer les organisateurs de free party qui font appel à elles

Le 20/10/2021

En août puis en septembre, Keep Smiling et Techno+, deux associations de Réduction des Risques (RdR) en milieux festifs, ont chacune reçu une demande étonnante et inquiétante de La Justice : dénoncer des organisateur·ices présumé-es de free-party, sous peine de sanction en absence de réponse (3750€ d'amende).

Nos deux associations, historiquement liées à la fête libre. sont subventionnées pour intervenir depuis 25 ans dans Les fêtes techno alternatives, que L'évènement soit Légal ou illégal. Nous permettons un accès à la santé et à l'information sur les risques liés aux pratiques festives, nous prenons en charge, si besoin, les personnes en difficultés.

Nos missions. comme celles de toutes les associations chargées de mener cette politique de santé publique relatives aux drogues, ne sont possibles que grâce à la confiance mutuelle entre les usager·ères de la fête, les organisateur·ices et nos structures de santé. En nous demandant de briser cette confiance mutuelle, La Justice balaye des années de travail et se met entre nous, associations de santé, et notre public, Les fêtard·es.

Le choix de La répression au détriment de La santé et de notre capacité d'agir a de nouveau été fait. Cela s'inscrit dans la continuité des évènements récents où le soi-disant maintien de l'ordre a primé sur l'intérêt sanitaire:

  • Juin 2019, fête de la musique à Nantes > une charge policière en bord de Loire provoque la panique, environ 15 personnes tombent à l'eau, l'une d'entre elle meurt.
  • Décembre 2020, free party du nouvel an à Lieuron > les participantes, dont les bénévoles de nos associations, reçoivent des amendes pour non-respect du confinement au lieu de mettre en place une action d'information et de dépistage sur place. Un jeune suspect est placé en détention provisoire pendant 3 semaines pour organisation de l'évènement.
  • Juin 2021, teknival de Redon > la Préfecture refuse l'accès aux secours alors qu'un jeune a eu la main arrachée. Le stand de prévention, dans lequel dorment des per - sonnes blessées, reçoit plusieurs grenades lacrymogènes.

 

Une fois de plus, nos associations de RdR doivent se battre pour ne pas être inquiétées juridiquement dans la réalisation de nos missions de santé publique et pour protéger nos bénéficiaires organisateurs d'évènements. Une cause derrière laquelle les structures de RdR de France sont unies.

C'est pourquoi. devant ces 2 réquisitions judiciaires, véritables« obligations à dénoncer», nous, acteur·ices de Santé en milieux festifs, ne pouvons pas rester indifférent-es ni à l'obstruction de nos actions par la Justice ni à l'évolution répressive de la gestion de la fête libre. Nous nous indignons de l'utilisation des pressions judiciaires à l'encontre de deux de nos structures.

Nous ne céderons pas à ces pressions et nous ne trahirons pas la confiance des organisateur·ices de fêtes qui, soucieux·ses de la santé de leur public, font appel à nous.

Contact presse : info@technoplus.org I contact@keep-smiling.com

Signataires :

ACT UP SUD-OUEST - AIDES - ASSOCIATION ARGILE - ASSOCIATION LE PÉLICAN – ASSOCIATION OPPELIA - ASSOCIATION PROSES - ASSOCIATION RIMBAUD - ASUD MARS SAY YEAH - ASUD NÎMES - BUS 31/32 - CHECKPOINT – COLLECTIF « ENSEMBLE, LIMITONS LES RISQUES » - CONSCIENCE NOCTURNE - FREEFORM - LA BULLE D'R - JUSQU'À L'AUBE - KEEP SMILING - KORZÉAME - L'ORANGE BLEUE - L630 - SPIRITEK - TECHNO+

Ils soutiennent l'initiative : Coordination Nationale des Sons - Fonds de soutien Juridique des Sound System

La Réduction des Risques, c’est quoi ?

La Réduction des Risques (RdR) est l’ensemble des mesures et politiques de Santé Publique visant à limiter les dommages sanitaires (overdoses, bad trip, contaminations, infections…) et sociaux liés à la consommation de drogues. Elle concerne toutes les drogues, légales et illégales, ainsi que tous les usages qu’ils soient expérimentaux, récréatifs, ponctuels, abusifs ou inscrits dans une dépendance. Elle est encadrée par la loi du 16/01/2016 du code de santé publique et son décret référentiel du 14/04/2005.

Keep Smiling :

Keep Smiling est une association d'auto-support intervenant depuis 1996 sur les scènes festives légales ou illégales, électroniques et LGBTIAQ+. Basé·e·s à Lyon et Grenoble, nous abordons les risques liés à l'usage de produits psychoactifs, la sexualité, les risques auditifs, les risques routiers...

https://keep-smiling.com

Techno+ :

Techno+ est une association de santé communautaire issue du mouvement techno créée en 1995. Portée par des volontaires, elle mène des actions de réduction des risques liés aux pratiques festives (drogues, sexualité...) dans les free party, teknival, raves, clubs, festivals...

https://technoplus.org

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Rédigé par Collectif Bisontin ELR

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Publié le 8 Septembre 2021

Fin de l'été ?
Septembre déjà ! L'été fut bon ? Bonne rentrée à tous.tes, 
Quelques fêtes prévues pour la rentrée dans la région ?🤩 contactez-nous pour du matos/intervention de réduction des risques ! 🎆
 
📱 ou envoie notre contact à tes #SuperOrgas préféré.e.s !
Nous voulons vous rappeler que diffuser de l'info et du matériel de réduction des risques sont toujours aussi essentiels pour la fête. 🥳
 
✅Il est évident que l’anonymat et la confidentialité sont respectés.

Venez me voir sur les réseaux sociaux nous essayons d'y publier de l'actualité très régulièrement.

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Rédigé par Collectif Bisontin ELR

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Publié le 2 Février 2021

La musique libère ne l’enfermez pas !
La musique libère ne l’enfermez pas !

Nous, collectifs organisateurs et participant.e.s d’évènements culturels alternatifs bourguignons et franc-comtois, aujourd’hui, communiquons afin de soutenir les organisateur-trices et participant.e.s de la soirée « La Grande Maskarade » qui s’est déroulée dans la commune de Lieuron (35) durant la nuit du Nouvel An et souhaitons nous aussi nous exprimer suite à l’acharnement politique et médiatique de ces dernières semaines.

Depuis mars 2020, nombres de soirées, de festivals et de concerts ont été annulés ou reportés. Il en a été de même avec les fêtes libres. Ce mode d’organisation ne fait pas de nous des irresponsables. Nous ne sommes pas les responsables de la propagation de ce virus et nous refusons d’être les boucs émissaires de nos dirigeant.e.s.

Nous estimons donc, en ces temps difficiles, que cette soirée était légitime malgré le contexte de crise sanitaire. Au-delà du virus, les conséquences de 9 mois de restrictions sociales mettent en danger la santé psychique des jeunes et moins jeunes. Nous pensons alors que les loisirs, la culture et la sociabilité sont des indispensables à la bonne santé mentale. Le travail et l’ouverture des commerces ne suffisent pas au bon équilibre psychique et physiologique.

Ces freepartys ou fêtes libres sont de véritables lieux d’échanges et de sensibilisation où chacun.e.s se sent humain.e.s, où l’on partage des valeurs telles que la bienveillance, le non-jugement, la solidarité, le respect de soi, de l’environnement et des autres, ou chaque participant.e.s est acteur, actrice de la soirée. Malgré tout, la fête libre n’est pas un monde utopique au sein duquel il n’y a pas de problèmes de violence, de discriminations, d’agressions et la popularité grandissante de ce mouvement fait et fera que nous devrons sans cesse nous remettre en question. C’est pourquoi nous collaborons avec diverses associations telles que des associations de prévention et réduction des risques qui informent et conseillent les participant.e.s sur les risques liés aux pratiques festives ; mais également avec des associations qui luttent contre les violences sexistes et sexuelles et qui promeuvent une culture du consentement et élaborent, avec les organisateurs.trices, des chartes, protocoles afin de réagir au mieux face à ces agressions et comportements.

Nous dénonçons les accusations portées à l’encontre de l’association Techno+ par la droite. Nous conseillons d’ailleurs à chacun.e qui porterait ce genre d’accusation de venir passer du temps avec eux (ou d’autres associations de prévention et réductions des risques) afin de constater tout le travail et l’investissement de leurs bénévoles. Aujourd’hui la fête libre est l’un des seuls endroits où l’on peut retrouver ce genre d’associations à chaque soirée, des associations reconnues d’utilité publique, des associations qui se déplacent quand on a besoin d’elles - que la soirée soit légale ou pas, petite ou grande.... Des associations qui ne prônent pas la consommation mais la prévention, qui ne jugent pas les consommateurs.ices mais qui les accompagnent, les conseillent sur leurs pratiques, leurs distribuent du matériel (tels que des bouchons d’oreilles et des préservatifs, etc).

Nous soutenons activement les 9 personnes inculpées et avons une pensée toute particulière pour « Tristan » (casier vierge) qui a dormi en prison 20 jours et encourt 10 ans de prison ferme requis par le procureur. Nous soutenons également les 8 autres personnes qui sont sous contrôle judiciaire et qui encourent également 10 ans de prison ferme. Un acharnement politique flagrant, une liste de chefs d’inculpations jamais vue pour simplement être soupçonnés d’avoir organisés une fête : 16 chefs d’inculpation sont retenus contre les présumés organisateur-trice.s.

Nous sommes les responsables tout trouvés d’un pouvoir en place qui, pour détourner l’attention sur son dysfonctionnement, impose des lois liberticides et justifie des violences policières abusives que nous subissons bien trop souvent : paix à Steve...

En conclusion, nous, collectifs organisateurs et participant.es d’événements alternatifs de la région Bourgogne Franche-Comté appelons au soutien et à l’entraide pour que la musique et la culture survivent quelques soient nos goûts. Nous demandons l’abandon de toutes les charges contre les personnes actuellement inculpées et la restitution du matériel saisi.

Nous constatons avec regrets que peu importe nos idées, nous ne pouvons ni nous amuser, ni nous divertir, ni nous sociabiliser.

Quelques uns ont pu le faire : Soutenons les avant que les loisirs et la culture ne disparaissent.

Le Comité de Soutien à la Maskarade Bourgogne Franche-Comté
Conscience Nocturne / Cohésion Sonore / Mamatek Sound System
Indaloop / Conscience Sonore Records / MerQtek /Ojika Hifi / MCC Sound
Skanky Yard / Dubatriation / D2S hifi / MDK Sound System / IDL Event
CHS Organisation / Association Culturelle des Petits Escargots Écolos
Gueulatek Sound System / BTT Crew / FraTaTeK Sound System
Gnomik Tribe /ATM Sound System / Obadiah Sound System
OneWay Sound System / Mysticwood Soundsystem / Anim@tech
Espace Autogéré des Tanneries /DUB Shilom / Gang Reine
Burgund Acideries Family’s / FreeKc Sound 6tem / Electro-Story
Jekos Sound System / Unlock Your Mind Association
Enfants D’la Plaine Sound System / Les P’tites Roulottes / Les Rainettes
FMR- Robotek / Ekletik Sound System / LCF Sound 6TM
Marchand’ D’Bass System / Trainiauds Sound System
Noiz’1’Pakt Sound System / ODS / PerQT Family / Érozif Sound System
Les Z’1fames / Kronik’art / Caarud 52 L’Escale
Collectif Ensemble Limitons les Risques / Psy-Zink / La Mistoufle

 

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Rédigé par Collectif Bisontin ELR

Publié dans #Le Collectif

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Publié le 8 Avril 2020

Le CELR est à l'arrêt en raison du COVID 19, vous le savez mais nous continuerons à faire vivre notre page facebook et nous sommes à votre écoute par message, téléphone.

Nous avons une pensée pour tous ceux qui n'ont pas la possibilité de rester chez eux, qui n'ont pas de toit, pas de d'accueil avec leurs animaux 😥😔😭

Pour tous les autres, merci d'être solidaire, même si vous êtes en bonne santé #RestezChezVous #LimitezLesContacts

Pensez à anticiper vos besoins de matériel de #ReductionDesRisques

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Rédigé par Collectif Bisontin ELR

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Publié le 18 Juillet 2019

Voici une série de 4 podcast très intéressants à écouter, datant de mars 2019, de la série documentaire LSD de France Culture.

1er épisode : Les processus de l'addiction :
https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/lusage-de-drogue-14-les-processus-de-laddiction


2ème épisode : Prohiber, dépénaliser, légaliser : https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/lusage-de-drogue-24-prohiber-depenaliser-legaliser

3ème épisode : Entre licite et illicite : https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/lusage-de-drogue-34-entre-licite-et-illicite

4ème épisode : Drogues thérapeutiques : https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/lusage-de-drogue-44-drogues-therapeutiques

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Rédigé par Collectif Bisontin ELR

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Publié le 2 Juillet 2019

Merci à Télérama pour ces 5 podcast sur le Sida, ils sont très intéressants et émouvants, vous pouvez aller les écouter sur ce lien : https://www.telerama.fr/radio/sida-cinq-podcasts-sur-la-maladie-de-lamour,n6264475.php?fbclid=IwAR3BXuJ6x39SganIJQqK6cpId95nnhr3THk4yW7mj-CAPaxtZ9fnr56AJ7s#dxZcTSAMwmEsIPLU.01

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Publié le 26 Juin 2019

Rédigé par Collectif Bisontin ELR

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Publié le 22 Juin 2019

Rédigé par Collectif Bisontin ELR

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Publié le 19 Juin 2019

Rédigé par Collectif Bisontin ELR

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Publié le 19 Avril 2019

La criminalisation - la stigmatisation - la culpabilisation
La réduction des risques 


La bienveillance pour toutes et tous est primordiale !  

 

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Publié le 6 Mars 2019

La réduction des risques est un acte d'amour engagé 

 

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Publié le 27 Février 2019

La réduction des risques accorde de la valeur à la vie, au choix, au respect et à la compassion. Elle n'est pas favorable au jugement, à la stigmatisation, à la discrimination et aux sanctions.

 

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Rédigé par Collectif Bisontin ELR

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Publié le 20 Février 2019

Le but de la réduction des risques est de permettre aux usagers de prendre des décisions en connaissance de cause et de se responsabiliser en réduisant les potentiels risques induits par la consommation de drogues.

 

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Publié le 16 Février 2019

Rédigé par Collectif Bisontin ELR

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Publié le 13 Février 2019

"Je pense que les drogues ont détruit beaucoup de vies mais que des politiques gouvernementales inadaptées en ont détruit bien plus. Dans quels autres domaines de santé publique criminalise t-on les patients qui ont besoin d'aide ?
Ce n'est pas au système judiciaire de prescrire des remèdes pour faire face aux problèmes de santé publique; Ce sont les professionnels de santé qui en ont la responsabilité."

Kofi Annan, secrétaire général des Nations unies de 1997 à 2006

 

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Publié le 12 Février 2019

Comment bien raconter sa défonce ? Les psychonautes, amateurs de nouvelles expériences psychédéliques et « navigateurs de l'âme », cultivent cet art délicat depuis des décennies.


« Je me sens dans un état confusionnel intense. Terrassé physiquement, mais c’est super agréable. La colline en face de moi ressemble à un crapaud de plusieurs kilomètres, prêt à engloutir la ville. Et les heures s’écoulent, alternant crises de fous rires et contemplations… » Après une nuit de trip, Flower Power* s’endort dans un champ.

De retour chez lui, il s’empresse de relater son expérience à l'écrit. Il indique les informations de base : « Substance : 4-AcO-MiPT. Dose : 25 mg. Poids : 51 kg. Taille : 1m69. Âge : 26. » Puis les mots s’enchaînent sur son clavier. Flower Power raconte son arrivée sur le lieu, sa prise de drogue, ses sensations, hallucinations… Et balance le texte en ligne. C’est ce qu’on appelle un trip report (TR).
 

Trois principaux forums francophones sont dédiés à cette pratique : Psychonaut, Psychoactif et feu Lucid-State. C’est joint au bec que Flower Power a découvert leur existence : « En 2006, j’ai commencé à m’intéresser à d’autres drogues que la beuh, à vouloir explorer d’autres effets psychédéliques. » Il s’inscrit et s’imprègne des reports des psychonautes, ces explorateurs des états modifiés de conscience. « Ça m’a permis de rencontrer une communauté érudite, qui m’a fait découvrir et donné envie d’expérimenter un très grand nombre de substances. » Il affirme : « Un report est une source d’information qui me permet de mieux cerner la molécule, de comprendre son univers et de voir si ça pourrait me plaire. »

Avant de servir de référence aux trips récréatifs, les TR ont eu une valeur documentaire pour les scientifiques. Le chimiste bâlois Albert Hofmann, découvreur du LSD, a décrit dans son autobiographie sa première expérience sous acide. Le 19 avril 1943, sans se douter des effets de la molécule, il a absorbé une dose de cheval (250 µg) et enfourché son vélo. Une expérience commémorée chaque année sous le nom de « Bicycle Day ». Le pharmacologue Alexander Shulgin, considéré comme le père du MDMA et reconnu comme grand psychonaute, a même publié plusieurs ouvrages dans lesquels il raconte ses trips sous différentes drogues.

« Quand une nouvelle molécule sort, des têtes brûlées foncent et postent des TR très détaillés », raconte Vincent Benso de l’association Auto-support des usagers de drogues (ASUD). Ces « kamikazes », souvent membres du forum anglophone Bluelight, sont spécialisés dans l'exploration de nouvelles drogues de synthèse. « De tels reports ont une fonction de réduction des risques, car ils permettent d’apprendre des choses sur les dosages, les effets… Même le monde médical fréquente ces sites pour trouver des informations », affirme-t-il.

Du plus informatif au plus perché

Vincent Benso a coordonné en 2016 la recherche « ICI Drogues », au sujet des espaces virtuels utilisés pour échanger sur les drogues. Résultat : « Ce qui est problématique, c’est que des gens utilisent des sites comme Doctissimo ou Jeuxvideo.com pour poser des questions. Les réponses sont de bien meilleure qualité sur des forums de consommateurs. » Et la fabrication du savoir sur les drogues passe par les récits d’expérience, soit les reports. Vincent raconte : « Un mauvais TR, c’est quand la personne va sortir de la simple description, exagérer les effets ou oublier de dire qu’elle suit un traitement médicamenteux qui peut influencer la prise. » Il cite en exemples à suivre les reports anglophones, comme ceux publiés sur le site d’informations sur les psychotropes Erowid.

Sur le possible effet incitatif des TR : « Je pense que quelqu’un qui se tape 40 reports sur un produit a de toute façon envie de le tester », balaie Vincent. Sur les forums, la question se pose. Adrienne* a été plusieurs années administratrice de Lucid-State. « L’incitation était interdite, mais pas mal de gens décrivaient des expériences positives, avec des émotions chouettes. On prenait le parti de ne pas supprimer », dit-elle. Pour autant, la charte d’un report est précise : « Il faut donner le plus d’éléments factuels pour savoir si l’expérience peut ou non être reproduite. » Le contenu même du TR, lui, est bien plus libre. « On peut vraiment écrire des sortes de roman », explique la jeune femme.

« C’est plaisant à lire, mais il faut se rappeler que, derrière, quelqu’un a vraiment pris des risques. »
 

Charles*, psychonaute averti, a longtemps fréquenté ces forums. Si bien qu’il distingue deux sortes de TR. « Dans le premier cas, le rédacteur met en avant les effets d’une drogue sur son corps. On tend vers le rapport d’expérience médicale. C’est informatif mais pas fun, et généralement assez court. À la limite, si j’ai une idée des doses et des effets, je n’ai pas besoin d’un narrateur-personnage à qui m’identifier. Je me fous de ses hallus ou de son inaptitude sociale à acheter une pizza », raconte le trentenaire.

Il poursuit : « Dans le second cas, l’auteur met en lumière sa subjectivité. On a parfois des mauvais littérateurs nombrilistes, mais aussi de véritables aventures, avec tout ce qui peut arriver de bizarre à une bande de gens perchés. Récits de randonnées, d’excursions à Disneyland ou au Mont-Saint-Michel, de quêtes bizarres, de teufs introuvables et de soirées improbables, de désastres parfois… L’intérêt vient surtout de ce qui est vécu, décrit et pensé par l’expérimentateur/narrateur. » Mais pour ce Parisien, une chose est sûre : « On préférera lire le récit de quelqu’un qui a vu 36 000 chandelles plutôt que de celui qui se sera endormi devant sa télé. »

Un micro-genre littéraire

Même sur Erowid, réputé pour son sérieux, les TR les mieux rédigés — classés par drogue et type d’expérience (première fois, bad trip…) — bénéficient d’une note allant jusqu’à trois étoiles. D’où un enjeu littéraire. « Il y a des drogues moins intéressantes sur un plan intellectuel ou littéraire » affirme Charles. « Si je bois de l’alcool, ça n’intéressera personne. Alors que sous LSD, je pourrais raconter des pages pittoresques sur ce qui arrive dans mon salon. C’est plaisant à lire, mais il faut se rappeler que, derrière, quelqu’un a vraiment pris des risques. »

Normalienne agrégée de Lettres modernes, Hélène Rivière a lu pour Motherboard une sélection de TR. « Ce qui me frappe le plus, c’est l’idée de “témoignage” », analyse-t-elle. « On a un énoncé dirigé vers les autres et qui peut avoir vocation à leur servir de guide pour leur propre expérience. Parfois d’ailleurs, les personnes citent des reports qui leur ont servi de référence. Ça donne lieu à une sorte d’intertextualité où différents TR se répondent les uns les autres. »
 

Elle ajoute que, dans certains cas, « on sent une volonté claire d’introspection qui va avec une écriture de la sensation qui pourrait faire penser à certains poèmes de René Char ». De fait, nombreux sont les auteurs qui ont raconté leurs expériences sous drogue : Baudelaire, Henri Michaux, Jean-Paul Sartre, les auteurs de la Beat Generation…

« Nous, on a un demi-siècle de mémoire, de savoir empirique ou scientifique accessible, de films et de livres, d’expériences de pionniers »

Les TR ont donc aussi leurs lecteurs fans, comme Jérémie. En 2013, ce musicien et éditeur a lancé un fanzine dédié à ce micro-genre littéraire. « J’étais en coloc avec un pote, amateur de plantes psychédéliques, qui consultait énormément de TR sur Erowid. Moi, je venais de faire l’acquisition d’un risographe, idéal pour reproduire des documents. » Eurêka : Les deux amis se lancent dans un projet « fait maison » d’une quinzaine de pages, format A3. « Il y avait des TR anglophones barjots, avec une narration incroyable, drôle, limite tragique… D’où l’idée de réunir ces textes sur un support physique », se marre Jérémie.

 

Mais l’épopée de Zoï prend fin au bout de trois numéros. « On tirait de 50 à 100 exemplaires, distribués dans les bistrots, quand j’étais en tournée. Mais la machine s’est pétée avant la sortie du numéro quatre, et on avait d’autres chats à fouetter. Ça faisait beaucoup de boulot d’édition pour un délire qui ne nous rapportait rien ! »

Expériences à la fois psychédéliques et littéraires, les reports constituent un fonds considérable et protéiforme qui remodèle notre vision de la drogue. Charles conclut : « La différence entre ce qu’on pourrait appeler une « sous-culture de drogués » et les hippies, c’est l’information. Les hippies partaient de rien. Nous, on a un demi-siècle de mémoire, de savoir empirique ou scientifique accessible, de films et de livres, d’expériences de pionniers, de TR accessibles. On n’est pas seuls dans un coin avec une bande de potes et "les portes de la perception". »

* Les prénoms ont été modifiés.

VICE FRANCE - 22 janvier 2019

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Rédigé par Collectif Bisontin ELR

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Publié le 5 Février 2019

 

1 - La santé des individus et de leur entourage est le critère principal de RdR pour trouver des solutions efficaces; L'arrêt total de consommation de drogues passe après la santé et la sécurité de chacun.e.

2 - Les personnes les plus concernées par la violence structurelle (racisme, sexisme, âgisme, classisme etc) doivent être prioritaire dans l'accès aux services de RdR.

3 - L'implication des consommateurs de produits psychoactifs au sein des débats de RdR est primordial ; Ils sont les premiers concernés.

4 - Il est important de reconnaître que l'échelle de la violence vis à vis des personnes consommatrices de drogues varie selon leur origine, genre, sexe, orientation sexuelle, classe sociale, etc.

5 - Il faut se concentrer sur des systèmes qui maintiennent l'autonomie des usagers et non sur des systèmes paternalistes qui ne prennent pas en compte leurs choix personnels.

6 - Il faut reconnaître que tout le monde n'est pas prêt à arrêter de consommer des drogues et que les comportements à risques sont une réalité inhérente à notre société.

 

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Rédigé par Collectif Bisontin ELR

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Publié le 25 Janvier 2019

Rédigé par Collectif Bisontin ELR

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Publié le 8 Janvier 2019

Et voici pleins de jolis mots pour bien commencer 2019 !
Bonne année à toutes et à tous, qu'elle soit pour vous remplie de joie, de réussite et de bienveillance 🎉❤️

 

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Rédigé par Collectif Bisontin ELR

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