Publié le 8 Septembre 2021

Fin de l'été ?
Septembre déjà ! L'été fut bon ? Bonne rentrée à tous.tes, 
Quelques fêtes prévues pour la rentrée dans la région ?🤩 contactez-nous pour du matos/intervention de réduction des risques ! 🎆
 
📱 ou envoie notre contact à tes #SuperOrgas préféré.e.s !
Nous voulons vous rappeler que diffuser de l'info et du matériel de réduction des risques sont toujours aussi essentiels pour la fête. 🥳
 
✅Il est évident que l’anonymat et la confidentialité sont respectés.

Venez me voir sur les réseaux sociaux nous essayons d'y publier de l'actualité très régulièrement.

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Rédigé par Collectif Bisontin ELR

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Publié le 2 Février 2021

La musique libère ne l’enfermez pas !
La musique libère ne l’enfermez pas !

Nous, collectifs organisateurs et participant.e.s d’évènements culturels alternatifs bourguignons et franc-comtois, aujourd’hui, communiquons afin de soutenir les organisateur-trices et participant.e.s de la soirée « La Grande Maskarade » qui s’est déroulée dans la commune de Lieuron (35) durant la nuit du Nouvel An et souhaitons nous aussi nous exprimer suite à l’acharnement politique et médiatique de ces dernières semaines.

Depuis mars 2020, nombres de soirées, de festivals et de concerts ont été annulés ou reportés. Il en a été de même avec les fêtes libres. Ce mode d’organisation ne fait pas de nous des irresponsables. Nous ne sommes pas les responsables de la propagation de ce virus et nous refusons d’être les boucs émissaires de nos dirigeant.e.s.

Nous estimons donc, en ces temps difficiles, que cette soirée était légitime malgré le contexte de crise sanitaire. Au-delà du virus, les conséquences de 9 mois de restrictions sociales mettent en danger la santé psychique des jeunes et moins jeunes. Nous pensons alors que les loisirs, la culture et la sociabilité sont des indispensables à la bonne santé mentale. Le travail et l’ouverture des commerces ne suffisent pas au bon équilibre psychique et physiologique.

Ces freepartys ou fêtes libres sont de véritables lieux d’échanges et de sensibilisation où chacun.e.s se sent humain.e.s, où l’on partage des valeurs telles que la bienveillance, le non-jugement, la solidarité, le respect de soi, de l’environnement et des autres, ou chaque participant.e.s est acteur, actrice de la soirée. Malgré tout, la fête libre n’est pas un monde utopique au sein duquel il n’y a pas de problèmes de violence, de discriminations, d’agressions et la popularité grandissante de ce mouvement fait et fera que nous devrons sans cesse nous remettre en question. C’est pourquoi nous collaborons avec diverses associations telles que des associations de prévention et réduction des risques qui informent et conseillent les participant.e.s sur les risques liés aux pratiques festives ; mais également avec des associations qui luttent contre les violences sexistes et sexuelles et qui promeuvent une culture du consentement et élaborent, avec les organisateurs.trices, des chartes, protocoles afin de réagir au mieux face à ces agressions et comportements.

Nous dénonçons les accusations portées à l’encontre de l’association Techno+ par la droite. Nous conseillons d’ailleurs à chacun.e qui porterait ce genre d’accusation de venir passer du temps avec eux (ou d’autres associations de prévention et réductions des risques) afin de constater tout le travail et l’investissement de leurs bénévoles. Aujourd’hui la fête libre est l’un des seuls endroits où l’on peut retrouver ce genre d’associations à chaque soirée, des associations reconnues d’utilité publique, des associations qui se déplacent quand on a besoin d’elles - que la soirée soit légale ou pas, petite ou grande.... Des associations qui ne prônent pas la consommation mais la prévention, qui ne jugent pas les consommateurs.ices mais qui les accompagnent, les conseillent sur leurs pratiques, leurs distribuent du matériel (tels que des bouchons d’oreilles et des préservatifs, etc).

Nous soutenons activement les 9 personnes inculpées et avons une pensée toute particulière pour « Tristan » (casier vierge) qui a dormi en prison 20 jours et encourt 10 ans de prison ferme requis par le procureur. Nous soutenons également les 8 autres personnes qui sont sous contrôle judiciaire et qui encourent également 10 ans de prison ferme. Un acharnement politique flagrant, une liste de chefs d’inculpations jamais vue pour simplement être soupçonnés d’avoir organisés une fête : 16 chefs d’inculpation sont retenus contre les présumés organisateur-trice.s.

Nous sommes les responsables tout trouvés d’un pouvoir en place qui, pour détourner l’attention sur son dysfonctionnement, impose des lois liberticides et justifie des violences policières abusives que nous subissons bien trop souvent : paix à Steve...

En conclusion, nous, collectifs organisateurs et participant.es d’événements alternatifs de la région Bourgogne Franche-Comté appelons au soutien et à l’entraide pour que la musique et la culture survivent quelques soient nos goûts. Nous demandons l’abandon de toutes les charges contre les personnes actuellement inculpées et la restitution du matériel saisi.

Nous constatons avec regrets que peu importe nos idées, nous ne pouvons ni nous amuser, ni nous divertir, ni nous sociabiliser.

Quelques uns ont pu le faire : Soutenons les avant que les loisirs et la culture ne disparaissent.

Le Comité de Soutien à la Maskarade Bourgogne Franche-Comté
Conscience Nocturne / Cohésion Sonore / Mamatek Sound System
Indaloop / Conscience Sonore Records / MerQtek /Ojika Hifi / MCC Sound
Skanky Yard / Dubatriation / D2S hifi / MDK Sound System / IDL Event
CHS Organisation / Association Culturelle des Petits Escargots Écolos
Gueulatek Sound System / BTT Crew / FraTaTeK Sound System
Gnomik Tribe /ATM Sound System / Obadiah Sound System
OneWay Sound System / Mysticwood Soundsystem / Anim@tech
Espace Autogéré des Tanneries /DUB Shilom / Gang Reine
Burgund Acideries Family’s / FreeKc Sound 6tem / Electro-Story
Jekos Sound System / Unlock Your Mind Association
Enfants D’la Plaine Sound System / Les P’tites Roulottes / Les Rainettes
FMR- Robotek / Ekletik Sound System / LCF Sound 6TM
Marchand’ D’Bass System / Trainiauds Sound System
Noiz’1’Pakt Sound System / ODS / PerQT Family / Érozif Sound System
Les Z’1fames / Kronik’art / Caarud 52 L’Escale
Collectif Ensemble Limitons les Risques / Psy-Zink / La Mistoufle

 

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Rédigé par Collectif Bisontin ELR

Publié dans #Le Collectif

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Publié le 8 Avril 2020

Le CELR est à l'arrêt en raison du COVID 19, vous le savez mais nous continuerons à faire vivre notre page facebook et nous sommes à votre écoute par message, téléphone.

Nous avons une pensée pour tous ceux qui n'ont pas la possibilité de rester chez eux, qui n'ont pas de toit, pas de d'accueil avec leurs animaux 😥😔😭

Pour tous les autres, merci d'être solidaire, même si vous êtes en bonne santé #RestezChezVous #LimitezLesContacts

Pensez à anticiper vos besoins de matériel de #ReductionDesRisques

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Rédigé par Collectif Bisontin ELR

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Publié le 18 Juillet 2019

Voici une série de 4 podcast très intéressants à écouter, datant de mars 2019, de la série documentaire LSD de France Culture.

1er épisode : Les processus de l'addiction :
https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/lusage-de-drogue-14-les-processus-de-laddiction


2ème épisode : Prohiber, dépénaliser, légaliser : https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/lusage-de-drogue-24-prohiber-depenaliser-legaliser

3ème épisode : Entre licite et illicite : https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/lusage-de-drogue-34-entre-licite-et-illicite

4ème épisode : Drogues thérapeutiques : https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/lusage-de-drogue-44-drogues-therapeutiques

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Rédigé par Collectif Bisontin ELR

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Publié le 2 Juillet 2019

Merci à Télérama pour ces 5 podcast sur le Sida, ils sont très intéressants et émouvants, vous pouvez aller les écouter sur ce lien : https://www.telerama.fr/radio/sida-cinq-podcasts-sur-la-maladie-de-lamour,n6264475.php?fbclid=IwAR3BXuJ6x39SganIJQqK6cpId95nnhr3THk4yW7mj-CAPaxtZ9fnr56AJ7s#dxZcTSAMwmEsIPLU.01

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Rédigé par Collectif Bisontin ELR

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Publié le 26 Juin 2019

Rédigé par Collectif Bisontin ELR

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Publié le 22 Juin 2019

Rédigé par Collectif Bisontin ELR

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Publié le 19 Juin 2019

Rédigé par Collectif Bisontin ELR

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Publié le 19 Avril 2019

La criminalisation - la stigmatisation - la culpabilisation
La réduction des risques 


La bienveillance pour toutes et tous est primordiale !  

 

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Rédigé par Collectif Bisontin ELR

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Publié le 6 Mars 2019

La réduction des risques est un acte d'amour engagé 

 

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Rédigé par Collectif Bisontin ELR

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Publié le 27 Février 2019

La réduction des risques accorde de la valeur à la vie, au choix, au respect et à la compassion. Elle n'est pas favorable au jugement, à la stigmatisation, à la discrimination et aux sanctions.

 

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Rédigé par Collectif Bisontin ELR

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Publié le 20 Février 2019

Le but de la réduction des risques est de permettre aux usagers de prendre des décisions en connaissance de cause et de se responsabiliser en réduisant les potentiels risques induits par la consommation de drogues.

 

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Rédigé par Collectif Bisontin ELR

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Publié le 16 Février 2019

Rédigé par Collectif Bisontin ELR

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Publié le 13 Février 2019

"Je pense que les drogues ont détruit beaucoup de vies mais que des politiques gouvernementales inadaptées en ont détruit bien plus. Dans quels autres domaines de santé publique criminalise t-on les patients qui ont besoin d'aide ?
Ce n'est pas au système judiciaire de prescrire des remèdes pour faire face aux problèmes de santé publique; Ce sont les professionnels de santé qui en ont la responsabilité."

Kofi Annan, secrétaire général des Nations unies de 1997 à 2006

 

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Rédigé par Collectif Bisontin ELR

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Publié le 12 Février 2019

Comment bien raconter sa défonce ? Les psychonautes, amateurs de nouvelles expériences psychédéliques et « navigateurs de l'âme », cultivent cet art délicat depuis des décennies.


« Je me sens dans un état confusionnel intense. Terrassé physiquement, mais c’est super agréable. La colline en face de moi ressemble à un crapaud de plusieurs kilomètres, prêt à engloutir la ville. Et les heures s’écoulent, alternant crises de fous rires et contemplations… » Après une nuit de trip, Flower Power* s’endort dans un champ.

De retour chez lui, il s’empresse de relater son expérience à l'écrit. Il indique les informations de base : « Substance : 4-AcO-MiPT. Dose : 25 mg. Poids : 51 kg. Taille : 1m69. Âge : 26. » Puis les mots s’enchaînent sur son clavier. Flower Power raconte son arrivée sur le lieu, sa prise de drogue, ses sensations, hallucinations… Et balance le texte en ligne. C’est ce qu’on appelle un trip report (TR).
 

Trois principaux forums francophones sont dédiés à cette pratique : Psychonaut, Psychoactif et feu Lucid-State. C’est joint au bec que Flower Power a découvert leur existence : « En 2006, j’ai commencé à m’intéresser à d’autres drogues que la beuh, à vouloir explorer d’autres effets psychédéliques. » Il s’inscrit et s’imprègne des reports des psychonautes, ces explorateurs des états modifiés de conscience. « Ça m’a permis de rencontrer une communauté érudite, qui m’a fait découvrir et donné envie d’expérimenter un très grand nombre de substances. » Il affirme : « Un report est une source d’information qui me permet de mieux cerner la molécule, de comprendre son univers et de voir si ça pourrait me plaire. »

Avant de servir de référence aux trips récréatifs, les TR ont eu une valeur documentaire pour les scientifiques. Le chimiste bâlois Albert Hofmann, découvreur du LSD, a décrit dans son autobiographie sa première expérience sous acide. Le 19 avril 1943, sans se douter des effets de la molécule, il a absorbé une dose de cheval (250 µg) et enfourché son vélo. Une expérience commémorée chaque année sous le nom de « Bicycle Day ». Le pharmacologue Alexander Shulgin, considéré comme le père du MDMA et reconnu comme grand psychonaute, a même publié plusieurs ouvrages dans lesquels il raconte ses trips sous différentes drogues.

« Quand une nouvelle molécule sort, des têtes brûlées foncent et postent des TR très détaillés », raconte Vincent Benso de l’association Auto-support des usagers de drogues (ASUD). Ces « kamikazes », souvent membres du forum anglophone Bluelight, sont spécialisés dans l'exploration de nouvelles drogues de synthèse. « De tels reports ont une fonction de réduction des risques, car ils permettent d’apprendre des choses sur les dosages, les effets… Même le monde médical fréquente ces sites pour trouver des informations », affirme-t-il.

Du plus informatif au plus perché

Vincent Benso a coordonné en 2016 la recherche « ICI Drogues », au sujet des espaces virtuels utilisés pour échanger sur les drogues. Résultat : « Ce qui est problématique, c’est que des gens utilisent des sites comme Doctissimo ou Jeuxvideo.com pour poser des questions. Les réponses sont de bien meilleure qualité sur des forums de consommateurs. » Et la fabrication du savoir sur les drogues passe par les récits d’expérience, soit les reports. Vincent raconte : « Un mauvais TR, c’est quand la personne va sortir de la simple description, exagérer les effets ou oublier de dire qu’elle suit un traitement médicamenteux qui peut influencer la prise. » Il cite en exemples à suivre les reports anglophones, comme ceux publiés sur le site d’informations sur les psychotropes Erowid.

Sur le possible effet incitatif des TR : « Je pense que quelqu’un qui se tape 40 reports sur un produit a de toute façon envie de le tester », balaie Vincent. Sur les forums, la question se pose. Adrienne* a été plusieurs années administratrice de Lucid-State. « L’incitation était interdite, mais pas mal de gens décrivaient des expériences positives, avec des émotions chouettes. On prenait le parti de ne pas supprimer », dit-elle. Pour autant, la charte d’un report est précise : « Il faut donner le plus d’éléments factuels pour savoir si l’expérience peut ou non être reproduite. » Le contenu même du TR, lui, est bien plus libre. « On peut vraiment écrire des sortes de roman », explique la jeune femme.

« C’est plaisant à lire, mais il faut se rappeler que, derrière, quelqu’un a vraiment pris des risques. »
 

Charles*, psychonaute averti, a longtemps fréquenté ces forums. Si bien qu’il distingue deux sortes de TR. « Dans le premier cas, le rédacteur met en avant les effets d’une drogue sur son corps. On tend vers le rapport d’expérience médicale. C’est informatif mais pas fun, et généralement assez court. À la limite, si j’ai une idée des doses et des effets, je n’ai pas besoin d’un narrateur-personnage à qui m’identifier. Je me fous de ses hallus ou de son inaptitude sociale à acheter une pizza », raconte le trentenaire.

Il poursuit : « Dans le second cas, l’auteur met en lumière sa subjectivité. On a parfois des mauvais littérateurs nombrilistes, mais aussi de véritables aventures, avec tout ce qui peut arriver de bizarre à une bande de gens perchés. Récits de randonnées, d’excursions à Disneyland ou au Mont-Saint-Michel, de quêtes bizarres, de teufs introuvables et de soirées improbables, de désastres parfois… L’intérêt vient surtout de ce qui est vécu, décrit et pensé par l’expérimentateur/narrateur. » Mais pour ce Parisien, une chose est sûre : « On préférera lire le récit de quelqu’un qui a vu 36 000 chandelles plutôt que de celui qui se sera endormi devant sa télé. »

Un micro-genre littéraire

Même sur Erowid, réputé pour son sérieux, les TR les mieux rédigés — classés par drogue et type d’expérience (première fois, bad trip…) — bénéficient d’une note allant jusqu’à trois étoiles. D’où un enjeu littéraire. « Il y a des drogues moins intéressantes sur un plan intellectuel ou littéraire » affirme Charles. « Si je bois de l’alcool, ça n’intéressera personne. Alors que sous LSD, je pourrais raconter des pages pittoresques sur ce qui arrive dans mon salon. C’est plaisant à lire, mais il faut se rappeler que, derrière, quelqu’un a vraiment pris des risques. »

Normalienne agrégée de Lettres modernes, Hélène Rivière a lu pour Motherboard une sélection de TR. « Ce qui me frappe le plus, c’est l’idée de “témoignage” », analyse-t-elle. « On a un énoncé dirigé vers les autres et qui peut avoir vocation à leur servir de guide pour leur propre expérience. Parfois d’ailleurs, les personnes citent des reports qui leur ont servi de référence. Ça donne lieu à une sorte d’intertextualité où différents TR se répondent les uns les autres. »
 

Elle ajoute que, dans certains cas, « on sent une volonté claire d’introspection qui va avec une écriture de la sensation qui pourrait faire penser à certains poèmes de René Char ». De fait, nombreux sont les auteurs qui ont raconté leurs expériences sous drogue : Baudelaire, Henri Michaux, Jean-Paul Sartre, les auteurs de la Beat Generation…

« Nous, on a un demi-siècle de mémoire, de savoir empirique ou scientifique accessible, de films et de livres, d’expériences de pionniers »

Les TR ont donc aussi leurs lecteurs fans, comme Jérémie. En 2013, ce musicien et éditeur a lancé un fanzine dédié à ce micro-genre littéraire. « J’étais en coloc avec un pote, amateur de plantes psychédéliques, qui consultait énormément de TR sur Erowid. Moi, je venais de faire l’acquisition d’un risographe, idéal pour reproduire des documents. » Eurêka : Les deux amis se lancent dans un projet « fait maison » d’une quinzaine de pages, format A3. « Il y avait des TR anglophones barjots, avec une narration incroyable, drôle, limite tragique… D’où l’idée de réunir ces textes sur un support physique », se marre Jérémie.

 

Mais l’épopée de Zoï prend fin au bout de trois numéros. « On tirait de 50 à 100 exemplaires, distribués dans les bistrots, quand j’étais en tournée. Mais la machine s’est pétée avant la sortie du numéro quatre, et on avait d’autres chats à fouetter. Ça faisait beaucoup de boulot d’édition pour un délire qui ne nous rapportait rien ! »

Expériences à la fois psychédéliques et littéraires, les reports constituent un fonds considérable et protéiforme qui remodèle notre vision de la drogue. Charles conclut : « La différence entre ce qu’on pourrait appeler une « sous-culture de drogués » et les hippies, c’est l’information. Les hippies partaient de rien. Nous, on a un demi-siècle de mémoire, de savoir empirique ou scientifique accessible, de films et de livres, d’expériences de pionniers, de TR accessibles. On n’est pas seuls dans un coin avec une bande de potes et "les portes de la perception". »

* Les prénoms ont été modifiés.

VICE FRANCE - 22 janvier 2019

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Rédigé par Collectif Bisontin ELR

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Publié le 5 Février 2019

 

1 - La santé des individus et de leur entourage est le critère principal de RdR pour trouver des solutions efficaces; L'arrêt total de consommation de drogues passe après la santé et la sécurité de chacun.e.

2 - Les personnes les plus concernées par la violence structurelle (racisme, sexisme, âgisme, classisme etc) doivent être prioritaire dans l'accès aux services de RdR.

3 - L'implication des consommateurs de produits psychoactifs au sein des débats de RdR est primordial ; Ils sont les premiers concernés.

4 - Il est important de reconnaître que l'échelle de la violence vis à vis des personnes consommatrices de drogues varie selon leur origine, genre, sexe, orientation sexuelle, classe sociale, etc.

5 - Il faut se concentrer sur des systèmes qui maintiennent l'autonomie des usagers et non sur des systèmes paternalistes qui ne prennent pas en compte leurs choix personnels.

6 - Il faut reconnaître que tout le monde n'est pas prêt à arrêter de consommer des drogues et que les comportements à risques sont une réalité inhérente à notre société.

 

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Rédigé par Collectif Bisontin ELR

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Publié le 25 Janvier 2019

Rédigé par Collectif Bisontin ELR

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Publié le 8 Janvier 2019

Et voici pleins de jolis mots pour bien commencer 2019 !
Bonne année à toutes et à tous, qu'elle soit pour vous remplie de joie, de réussite et de bienveillance 🎉❤️

 

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Rédigé par Collectif Bisontin ELR

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Publié le 21 Décembre 2018

 

Les usagers de drogues ont, comme toute personne, des droits fondamentaux.

Il faut :
-Décriminaliser l'usage personnel ainsi que la possession de drogues

-Veiller à ce que des mesures de réduction des risques soient à la portée de tous les usagers de drogues, y compris dans les prisons

-Garantir des sentences proportionnées pour les personnes accusées de délits liés aux drogues

-Privilégier des alternatives à l'emprisonnement pour les mineurs ayant commis des délits non violents

-Mettre fin à la discrimination et à la stigmatisation des usagers de drogues

-Abolir la peine de mort pour les délits liés aux drogues

-En finir avec l'impunité des responsables d'exécutions sommaires et d'actes de torture envers les personnes suspectées de délits liés aux drogues

-Mettre fin aux poursuites judiciaires à l'encontre des enfants pour les délits liés aux drogues

-Autoriser les peuples autochtones à utiliser des drogues quand cela fait partie de leur tradition ou de leurs pratiques religieuses.

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Rédigé par Collectif Bisontin ELR

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Publié le 4 Décembre 2018

La plupart des gens (qui en consomment) disent que le cannabis les calme. Néanmoins, nous avons tous en tête l'exemple d'un ami pris de paranoïa.

Maureen Dowd, 62 ans, lauréate du prix Pulitzer, est éditorialiste au New York Times. Au début de l’année, elle a été victime d’un bad trip sous cannabis. L’Etat du Colorado avait peu auparavant légalisé l’usage récréatif de cette drogue, et elle avait décidé de faire des recherches sur place. Recherches qui l’ont conduite à goûter une barre chocolatée imprégnée d’herbe. Quelques bouchées de trop, visiblement: elle dit être entrée dans un «état hallucinatoire».

Elle dit aussi avoir passé huit heures recroquevillée sur le lit de sa chambre d’hôtel, paralysée par la paranoïa.

L’éditorialiste s’est appuyée sur cette expérience pour lancer un débat sur les dangers de l’overdose à la marijuana comestible –problème majeur dans les Etats américains pro-cannabis.

Il est toutefois possible que Maureen Dowd fasse partie des personnes qui supportent mal le cannabis. Car si l’herbe apaise la plupart de ses consommateurs, nous avons tous en tête quelques exemples du contraire; un copain de fac qui s’est barricadé dans sa chambre après avoir inhalé quelques bouffées sur un bang, par exemple (cela vous est peut-être même arrivé). Comment se fait-il qu’une même drogue puisse avoir des effets aussi différents?

Cette question est en elle-même problématique. Le cannabis n’est pas une seule et même drogue: il contient des dizaines de composés chimiques, qui semblent avoir des effets variés –et parfois même opposés– sur le cerveau. Le tetrahydrocannabinol (THC) et le cannabidiol (CBD) ont fait l’objet d’études fort intéressantes. En 2010, des chercheurs ont montré que le fait de prétraiter une personne avec une dose de CBD permettait de la protéger contre les effets les plus déplaisants du THC, la paranoïa par exemple.

Dans une étude similaire publiée en 2012, les participants ont ingéré des comprimés comprenant une seule de ces deux molécules (qui sont combinées dans le cannabis). Les volontaires qui avaient pris les comprimés au THC avaient plus tendance à souffrir de paranoïa et d’hallucinations que ceux qui avaient ingéré du CBD.

Les chercheurs sont allés plus loin: ils ont cherché à savoir quels effets cognitifs spécifiques du THC sont susceptibles de provoquer la paranoïa –entre autres symptômes psychotiques. Après avoir ingéré du THC ou du CBD, les participants ont été installés face à un écran où apparaissait une série de flèches; on leur a demandé d’indiquer la direction de chacune d’entre elles. La plupart des flèches pointaient directement vers la gauche ou la droite, mais certaines d’entre elles étaient légèrement inclinées (ces dernières étaient surnommées «excentriques» par les chercheurs).

Les participants à qui l’on avait donné du CBD jouissaient d’une activité cérébrale accrue, et remarquait donc les flèches excentriques plus facilement. C’est là le comportement habituel d’une personne qui n’est pas droguée: la répétition d’un même stimulus ne nous intéresse pas, mais le moindre changement soudain nous saute aux yeux.

Les participants qui avaient pris du THC n’ont pas réagi de manière normale. Les flèches pointant vers la gauche et la droite (qui constituaient la quasi-totalité des images) étaient pour eux plus intéressantes que les excentriques. Les chercheurs estiment ainsi possible que le THC sape notre capacité à mettre la routine en arrière-plan.

Savoir ne pas prêter une attention démesurée aux choses ordinaires est pourtant une compétence des plus importantes. Si nous étions fascinés par le moindre gazouillis d’oiseau, par la moindre affiche, notre vie deviendrait impossible. Cette tendance à se focaliser de manière obsessionnelle sur le moindre détail de leur environnement contribue peut-être au sentiment de paranoïa qui gagne certains consommateurs de cannabis.

Cette différence d’effets entre le THC et le CBD explique en partie pourquoi les connaisseurs considèrent que certaines variétés de cannabis (qui ne contiennent pas toutes les mêmes proportions et les mêmes doses de THC et de CBD) provoquent des pics d’excitation et d’euphorie, tandis que d’autres ont tendance à procurer un sentiment d’apaisement –et ce quel que soit le profil neuropsychologique du consommateur.

Le cannabis contient du THC et du CBD, mais il se peut que votre cerveau soit plus réceptif à l’une de ces deux molécules. Ainsi, le cerveau de Maureen Down a peut-être une forte affinité pour le THC; inversement, peut-être que les fumeurs plus tranquilles assimilent mieux le CBD.

Il existe sans doute aussi un facteur psychologique en plus de l’explication neurochimique.

Prenez les effets de l’alcool: il y a les buveurs qui ont l’alcool mauvais, les buveurs tapageurs, ceux qui se lancent dans des tirades enflammées, ceux qui se mettent à pleurer... la liste et longue. Ici, le produit reste le même: contrairement au cannabis, l’alcool ne contient qu’une substance psychotrope. Il doit donc exister une autre explication.

Il existe des tonnes d’études consacrées aux différents effets de l’alcool; la plupart d’entre elles s’intéressent aux variations dans les agressions liées à l’ébriété. Malheureusement, aucune d’entre elles n’est entièrement satisfaisante –ce qui est le cas de beaucoup de travaux de recherche en psychologie (ceci n’est pas un attaque contre les psychologues et les psychiatres; c’est un domaine de recherche particulièrement complexe, voilà tout).

Il existe une théorie selon laquelle certaines personnes ne s’intéressent pas vraiment aux conséquences de leurs actes, et ce même quand elles sont sobres. Lorsque ces personnes boivent, elles ont l’alcool mauvais –et comme elles manquent de recul sur elles-mêmes, elles ne modèrent pas leurs pulsions agressives. Des chercheurs de l’université d’Etat de l’Ohio ont consacré une étude à la question en 2012.

Les résultats ont montré que les participants qui se moquaient des conséquences de leurs actes étaient particulièrement excités, sous l’effet de l’alcool, à l’idée d’administrer un choc électrique à leurs adversaires dans une épreuve de réflexe. L’étude a fait grand bruit; toutefois, il y a une différence entre un choc électrique administré en laboratoire et un coup de poing administré dans un bar.

Par ailleurs, les conséquences de la –tristement– célèbre expérience de Milgram sont aujourd’hui connues: toute personne participant à une expérience de psychologie ayant recours à des chocs électriques est en mesure de savoir que la douleur est entièrement simulée.

D’autres traits de personnalité, comme le niveau d’anxiété, ont été évoqués pour expliquer le comportement des personnes en état d’ébriété. La plupart de ces études sont fondées sur des scénarios organisés en laboratoire, peu semblables aux situations rencontrées par les buveurs d’alcool dans la vie de tous les jours.

Les différences de comportement face à l’alcool pourraient aussi dépendre de facteurs génétiques. Selon les conclusions d’une étude de jumeaux réalisée en 2010, un tiers des variations du niveau d’agressivité des personnes en état d’ébriété serait lié au patrimoine héréditaire. Notons tout de même que cette enquête a été réalisée par auto-évaluation, et que la capacité à évaluer sa propre colère et sa propre agressivité peut nettement varier d’une personne à l’autre.

Le monde de la recherche n’est pas encore parvenu à un consensus, mais il est clair que la façon dont nous réagissons face aux produits stupéfiants dépend d’une série de facteurs (traits de personnalité, génétique, expérience). On ne peut pas tout mettre sur le dos de la substance en question.

Pourquoi Maureen Dowd a-t-elle passé la nuit à angoisser dans son hôtel, à Denver? Parce qu’elle a consommé une certaine dose et une certaine variété d’herbe, et aussi parce que son cerveau réagit d’une certaine manière quand il est face à des molécules psychotropes. Mais son profil psychologique a sans doute également joué un rôle dans l’histoire.

Brian Palmer — Traduit par Jean-Clément Nau

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Rédigé par Collectif Bisontin ELR

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